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 Le sacre cOeur

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Nadya
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MessageSujet: Re: Le sacre cOeur   28.11.15 19:26

En 1873, le comité de l'Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris décident que le choix de l'architecte se fera par concours. À cet effet, un programme est rédigé à l'intention des candidats. Certains éléments sont imposés : le site, un budget limité à sept millions de francs, une crypte, une statue monumentale du Sacré-Cœur très visible et placée à l'extérieur.
Soixante-dix-huit projets sont rendus par quatre-vingt-sept concurrents regroupés en soixante-seize équipes. Six Grands prix de Rome figurent notamment parmi les candidats

L'architecte Paul Abadie gagne le concours de la construction du Sacré-Cœur. À sa mort en 1884, il est remplacé par Honoré Daumet(1884-1886) lui-même remplacé par Charles Laisné qui fera intervenir dans la réalisation de vitraux le peintre-verrier Émile Hirsch.


La basilique a été majoritairement financée par de très nombreux Français dans le cadre d'une souscription nationale où il n'est pas demandé au fidèle de verser une somme importante mais ce qui lui est possible.
Au total, près de quarante-six millions de francs sont récoltés en un demi-siècle par les dons de près de dix millions de fidèles

La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef est inauguré en 1891. Le campanile (clocher) est terminé en 1912, mais il faut attendre 1914 pour que l'ensemble de la façade soit achevé. La consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914, est reportée à cause de l'entrée en guerre. Elle a lieu le 16 octobre 1919, célébrée par le cardinal Vico, en présence du cardinal Amette, archevêque de Paris, et de nombreux évêques, dignitaires ecclésiastiques, membres du clergé, personnalités civiles et simples fidèles. L'église est alors érigée en basilique mineure. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923 avec la finition de la décoration intérieure


La basilique n'a pas du plan basilical, ni d'une structure basilicale. Elle est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 83 m, est surmonté d'un lanterneau formé d'une colonnade. Le style éclectique architectural de l'édifice, s'inspirant de l'architecture romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du xxe siècle (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple).
Contrairement à la plupart des églises qui ont traditionnellement une orientation Est-Ouest, celle de la basilique est Nord-Sud, tournée vers le centre de Paris, plus particulièrement de Notre-Dame qui est située dans l'alignement de l'édifice.[réf. souhaitée]
La pierre blanche retenue pour la construction provient des carrières de Château-Landon et de Souppes-sur-Loing. Elle a été retenue par l'architecte Paul Abadie pour ses qualités de dureté et d'auto-nettoiement au contact de l'eau.


Plafond de l'abside par Luc-Olivier Merson.

À l'intérieur, le plafond de l'abside est décoré de la plus grande mosaïque de France (Émaux de Briare), couvrant une surface de 473,78 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1918 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante. »

Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres, la plus grosse cloche de France. Baptisée la Savoyarde, elle a été fondue à Annecy en 1895 par les frères Paccard. Elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg. Quant à son support, il pèse 7 380 kg. Le marteau qui la frappe pèse quant à lui 1 200 kg. Elle fut offerte à la basilique par les quatre diocèses de la Savoie, et arriva sur la butte le 16 octobre 1895, ce qui fut un événement parisien.

Le sculpteur Hippolyte Jules Lefèbvre (1868-1937) exécute une grande partie du décor sculpté de la basilique, notamment le grand-autel et les deux statues équestres en bronze disposées de part et d'autre de l'entrée, Saint-Louis et Jeanne d'Arc. La statue du Sacré-Cœur-du-Christ en argent qui se trouve à l'intérieur, est due au sculpteur Eugène Bénet. Les symboles des quatre évangélistes du campanile ont été sculptés par Henri Bouchard (1875-1960), en 1911.
Depuis 1928 est installée dans la niche de la façade le grand Christ en pierre de cinq mètres de hauteur, dû à Pierre Seguin. Il remplace celui de Gustave Michel, modèle présent de 1907 à 1927, ayant lui-même succédé à une statue provisoire en plâtre de Gabriel Thomas écroulée mystérieusement en 1900.

Les grandes orgues de la basilique du Sacré-Cœur ont été construites par le célèbre facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château que le baron Albert de L'Espée, grand amateur d'orgue, venait de faire construire à l'Ilbarritz (le château d'Ilbarritz). Cet orgue est le dernier grand instrument de Cavaillé-Coll, doté à l'époque de 70 jeux répartis sur quatre claviers manuels de 61 touches et pédalier de 32 marches.
Après la mort du baron et la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Cavaillé-Coll-Mutin, l'orgue fut transféré à la basilique où il fut inauguré (après quelques modifications) le 16 octobre 1919 par Charles-Marie WidorMarcel Dupré etAbel Decaux.
L'instrument subit quelques modifications en 1930-1931, effectuées par la Société fermière des établissements Cavaillé-Coll.
Après un relevage effectué par Jean Perroux (qui supprime les trois rangs aigus du cornet du solo) en 1948, des transformations plus importantes sont confiées en 1959 à la maison Beuchet-Debierre, sous la direction de Rolande Falcinelli et Marcel Dupré. Certains jeux sont modifiés, recoupés, décalés, et échangés entre claviers. Le principal du positif est accordé en Unda Maris et une cymbale est ajoutée à ce clavier, de même qu'un principal 4 prend au récit la place du basson-hautbois, transféré sur la laye des jeux de combinaisons. Les mixtures sont recomposées, le trémolo du solo supprimé et deux jeux ajoutés à ce clavier. De plus, à la demande du vicaire, qui souhaite que la rosace soit dégagée, le facteur supprime la partie centrale du buffet, qui est défiguré. Cette modification entraîne en outre la séparation de la boîte expressive du solo en deux parties, placées chacune à une extrémité de l'orgue. Joseph Beuchet propose l'électrification des transmissions afin de résoudre certains problèmes dus à cette nouvelle disposition, mais Marcel Dupré s'y oppose formellement, ce qui permet à la console de Cavaillé-Coll de rester en place.
L'instrument se dégrade au fil des années, jusqu'à devenir quasiment injouable. Sa restauration est programmée au début des années 1980, sous la direction de Daniel Roth, visant à supprimer les ajouts de 1959 au profit de jeux plus en rapport avec son esthétique. Ainsi, la cymbale du positif est remplacée par un cornet progressif, le basson 8 de mutin transformé en basson 16, le plein-jeu du récit recomposé (avec résultante de 16), le principal 4 remplacé par une octave 4, les trois rangs aigus du cornet du solo restitués, entre autres modifications. L'instrument est inauguré en 1985.
Actuellement entretenu par Bernard Dargassies, l'orgue est très empoussiéré par la suie générée par les cierges. Sa restauration est à l'étude.
Les titulaires actuels sont Gabriel Marghieri, également organiste du sanctuaire Saint-Bonaventure à Lyon, et Philippe Brandeis, également co-titulaire de l'orgue de Saint-Louis des Invalides. Claudine Barthel est titulaire depuis 1969, elle était également titulaire aux églises Sainte-Geneviève et Notre-Dame du Perpétuel Secours à Asnières-sur-Seine.

La Basilique du Sacré-Cœur est vouée à l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement Depuis 1885, des fidèles — hommes, femmes et enfants de toutes conditions et de tous horizons — se relayent dans la basilique pour réciter une prière ininterrompue, de jour comme de nuit. Appelée l'Adoration perpétuelle, cette prière est la mission que la Basilique a reçue à sa consécration : une mission d’intercession constante pour l’Eglise et le monde.
Charles de Foucauld passe une nuit de prière avec Louis Massignon en avril 1909 dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : les statuts de son association du Sacré-Cœur furent tous déposés à Montmartre, et là les premiers Petits frères de Jésus de René Voillaumereçurent leur habit.
Depuis 1995, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l'animation spirituelle et matérielle de la basilique.
À l'instigation de Monseigneur Charles, après Vatican II, Montmartre a pris progressivement une dimension nationale de réflexion et de formation afin d'apporter des réponses efficaces à la crise des années 1970. Différents mouvements d'évangélisation et de jeunesse, ainsi que des retraites spirituelles et conférences sont organisés par Mgr Charles. Une nouvelle impulsion au chemin de croix traditionnel est donnée, tandis que le pèlerinage de Chartres est relancé de manière consensuelle (à partir du noyau du centre Richelieu), enfin des cahiers théologiques vulgarisés sont diffusés, à l'exemple du père de Guérandel qui en fut un des auteurs.
Dans le cadre de la redynamisation de la foi et en réponse aux hésitations des fidèles souvent influencés par des vagues médiatiques, les mouvements de la basilique s'efforcent à cette époque de changer le regard vers les autres de toutes conditions et religions, des carrefours de rencontres et approfondissement chez l'habitant sont dirigés par le père Morand et se disséminent dans la région parisienne, puis au-delà, sont animés par des jeunes formés dans la basilique. Les fruits ont été visibles pendant la première partie du pontificat de Jean-Paul II. Ces initiatives évangélisatrices, perpétuées par les successeurs de monseigneur Charles (dont Mgr de Vorges), ont marqué le rayonnement permanent de la basilique. Depuis 1995, l'accompagnement se fait de manière différente et la basilique n'organise plus de pèlerinage à Chartres. De même la communion ne se fait plus à genoux, ce qui était une particularité de la basilique jusqu'en 1995.

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MessageSujet: Re: Le sacre cOeur   28.11.15 18:43

La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris, est un édifice religieux parisien majeur.
Sa construction suit l'après-guerre de 1870. Elle est déclarée d'utilité publique par une loi votée le 24 juillet 1873 par l'Assemblée nationale de 1871. Elle s'inscrit dans le cadre d'un nouvel « ordre moral » faisant suite aux événements de la Commune de Paris, dont Montmartre fut un des hauts lieux. Avec plus de dix millions de pèlerins et visiteurs par an (données 2006), c'est le second monument religieux de France le plus visité après la cathédrale Notre-Dame de Paris

Depuis toujours la colline de Montmartre a été un lieu de culte : paganisme gaulois supposé puis temples gallo-romains dédiés à Mercure et probablement à Mars ; culte chrétien après le martyr de l'évêque Denis au iiie siècle, construction au xiie siècle de l'église Saint-Pierre, parmi les plus anciennes de Paris, pour l’abbaye royale de Montmartre par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie.


Dans une lettre adressée aux curés de son évêché le 4 septembre 1870, jour de la déclaration de la troisième république, Mgr Félix Fournier attribue la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870 à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789[réf. nécessaire].
Certains[Qui ?] attribuent hâtivement à cette lettre, l'inspiration[réf. nécessaire] d'un vœu prononcé en décembre de la même année parAlexandre Legentil devant son confesseur le père Gustave Argand, dans la chapelle du collège Saint-Joseph de Poitiers dont ce dernier était le recteur. Une stèle apposée à l'entrée de la chapelle rappelait que ce vœu était à l'origine de la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre2.
Avec un autre notable parisien, le peintre Hubert Rohault de Fleury, Alexandre Legentil entame les démarches qui devaient aboutir à la réalisation de la basilique du Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard. Alexandre Legentil rédige en janvier 1871 un vœu personnel qui prend par la suite une ampleur nationale :
Citation :
« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Église et du Saint-Siège, et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ nous nous humilions devant Dieu et réunissant dans notre amour l'Église et notre Patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes ainsi que les secours extraordinaires, qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France. Nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. »
La forte personnalité d'Alexandre Legentil dans le paysage catholique parisien et ses nombreuses relations permettent au projet d'acquérir une dimension nationale.
Selon l'historien Miguel Rodriguez, le concept de vœu est fondamental, en tant que « promesse faite à Dieu ». De la relation spirituelle des mystiques avec Dieu au « vœu national », en passant par la fondation d’ordres se réclamant du Sacré-Cœur, l’histoire de la dévotion montre que le vœu assumé, vis-à-vis de cette figure, peut être, aussi bien un comportement individuel qu’une manifestation de foi collective  : il va associer au xixe siècle un engagement religieux et des pratiques laïques. Il est pour lui une continuité totale avec le vœu de Louis XIII, de Marguerite-Marie Alacoque au roi Louis XIV et de celui de Louis XVI dans la prison du temple.

Les promoteurs de la construction du Sacré-Cœur font appel fin 1872 à l'Assemblée nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. C'était le seul moyen semblant possible pour acquérir les terrains nécessaires, propriétés de la ville et de nombreux particuliers. Après des débats houleux, la loi d'utilité publique est votée le24 juillet 1873 par 382 voix sur 7345.
Elle offre à l'archevêque de Paris (Mgr Guibert) la possibilité de se porter acquéreur des terrains sur la colline de Montmartre par voie d'expropriation si nécessaire. Il est aussi prévu que l'église « sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions » et « sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique».
Le texte exact de la loi est:
Citation :
« Art. 1er. Est déclarée d'utilité publique la construction d'une église sur la colline de Montmartre, conformément à la demande qui en a été faite par l'archevêque de Paris, dans sa lettre du 5 mars 1873 adressée au ministre des cultes. Cette église, qui sera construite exclusivement avec des dons provenant de souscriptions, sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique.
Art. 2. L'emplacement de cet édifice sera déterminé par l'archevêque de Paris, de concert avec le préfet de la Seine, avant l'enquête prescrite par le titre II de la loi du 3 mai 1841.
Art. 3. L'archevêque de Paris, tant en son nom qu'au nom de ses successeurs, est substitué aux droits et obligations de l'administration, conformément à l'art. 63 de la loi du 3 mai 1841 et autorisé à acquérir le terrain nécessaire à la construction de l'église et à ses dépendances, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par expropriation.
Art. 4. Il sera procédé aux mesures prescrites par les titres II et suivants de la loi du 3 mai 1841 aussitôt après la promulgation de la présente loi. »
Cette construction s'inscrit dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral » promu par les conservateurs dans l'Assemblée nationale de 1871.

La construction de la basilique du Sacré-Cœur est fréquemment associée aux événements de la Commune de Paris, et on trouve dans des documents officiels7 et des ouvrages d'universitaires8,9, la thèse selon laquelle elle aurait été construite pour « expier les crimes des communards ».
Le choix d'ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique, car c'est là que débuta l'insurrection le 18 marslorsque les troupes d'Adolphe Thiers viennent enlever à Paris les canons qui y étaient entreposés. Après la cérémonie de pose de la première pierre, Hubert Rohault de Fleury fit explicitement le lien:
Citation :
« Oui, c'est là où la Commune a commencé, là où ont été assassinés les généraux Clément-Thomas et Lecomte, que s'élèvera l'église du Sacré-Cœur ! Malgré nous, cette pensée ne pouvait nous quitter pendant la cérémonie dont on vient de lire les détails. Nous nous rappelions cette butte garnie de canons, sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l'Église semblait surtout animer. »
On ne trouve pas de mention de cette motivation dans le texte de loi voté par l'Assemblée Nationale, mais déjà à l'époque elle était dénoncée par l'opposition6.
La construction de la basilique du Sacré-Cœur et ses motivations exactes seront longuement débattues, à une époque où la laïcité prend une ampleur croissante en France.

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MessageSujet: Re: Le sacre cOeur   12.01.13 3:26


Perché sur les flancs de Montmartre, le plus haut mont parisien, la
basilique du Sacré-Cœur surplombe la capitale. Elle affiche fièrement
ses formes arrondies qui détonnent dans le paysage de la ville. Avec son
air de meringue en sucre glace, elle a d'ailleurs rencontré, depuis sa
constuction, de nombreux adversaires dont Zola ou Clémenceau.
L'Internaute a exploré ce monument surprenant qui attire chaque jour des
milliers de visiteurs. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine


La colline de Montmartre, au nord de Paris, s'élève à 129 m au-dessus
du niveau de la mer. Elle doit son nom, qui signifie "Mont des martyrs",
au gisement d'ossuaires que l'on y a retrouvé. Les premiers chrétiens,
dont saint Denis, premier évêque de Paris, y furent mis à mort à la fin
du IIIe siècle. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



La basilique est depuis sa construction un haut lieu de prière. Le lieu,
chargé d'histoire, est considéré comme sacré. La colline, occupée
jusqu'en 1789 par une grande abbaye bénédictine détruite pendant la
Révolution, a été foulée par de nombreux saints, comme Jeanne d'Arc,
saint Vincent de Paul ou saint Ignace de Loyola. © Cécile Debise / L'Internaute agazine



En 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. L'hexagone,
rapidement battue, est occupée par les troupes ennemies.
L'Eglise attribue sa défaite à la perdition spirituelle du pays. Tout
comme le Christ qui porta sa croix, la France doit expier ses
péchés. Le parisien Alexandre Legentil propose alors de bâtir un
nouveau lieu de culte, sur les cendres de l'abbaye de Montmartre, pour
le salut de la France. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine


La construction de la basilique de style romano-byzantin est confiée à
l'architecte Paul Abadie à qui succèderont 6 autres architectes. Les
travaux commencent en 1875, mais les vitraux aux couleurs soutenues ne
seront posés qu'entre 1903 et 1920. Détruits par les bombardements de la
Seconde Guerre mondiale, ils ont été remplacés en 1946. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine




Dans l'ombre du Sacré-Cœur, à l'abri de l'agitation touristique et des
rumeurs urbaines, règne le silence. Une communauté monastique de femmes
demeure dans le prieuré Saint-Benoît. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Si la IIIe République n'est pas réputée pour ses chefs-d'œuvres, elle a
néanmoins donné lieu à des œuvres raffinées comme ce minutieux travail
de mosaïques qui orne l'escalier menant à l'autel de la basilique. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine




La statue de Marguerite Marie, sainte qui a initié au XVIIe siècle le
culte du Sacré-Cœur après avoir eu des visions du Christ, accueille les
visiteurs à l'entrée de la basilique, illuminée par les vitraux. Maxime
Real del Sarte l'a représentée le visage tourné vers le ciel, le coeur
sacré de Jésus entre les mains. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Le Sacré-Cœur est protégé par des gargouilles de pierre, gardiennes du
bien, qui hurlent à l'approche des esprits malins. Mais les plus
pragmatiques n'y voient que le vent qui sifflent entre les colonnes du
dôme... © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Au premier regard, on est immédiatement attiré par la mosaïque de 475 m²
du peintre Luc Olivier Merson qui surplombe l'autel. Le Christ au cœur
d'or, les bras ouverts, est entouré d'un foule d'adorateurs. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Le parcours de la nef est jalonné de nombreuses chapelles tâchetées, les
jours ensoleillés, de gouttes de couleur projetées par les vitraux. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Elevée à 55 mètres, la coupole est longée par deux chemins de ronde qui
offrent une vue plongeante sur la nef et le chœur. Sur chacun de ses
quatre piliers, un ange veille, tenant à la main l'un des instruments de
la Passion (couronne d'épines, croix, marteau, tenailles). © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Le grand orgue de la basilique est signé Aristide Cavaillé-Coll. Avec
ses 4 claviers manuels et ses 78 jeux, l'instrument est l'un des
fleurons du célèbre facteur de clavecins. Fabriqué au départ pour le
château baron de l'Espée, il a été transféré dans l'église en 1919. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Le sanctuaire de la Butte n'est pas seulement l'une des églises les plus
visitées au monde. Elle est aussi un haut lieu de piété populaire. Des
fidèles du monde entier, catholiques, hindous ou musulmans, défilent
sans cesse depuis 1885, de jour comme de nuit. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine



Depuis le dôme ou le parvis de la basilique, la vue sur la capitale est
saisissante. On croirait voler sur les toits de Paris. D'ici, on
aperçoit au loin la tour Montparnasse. © Cécile Debise / L'Internaute Magazine

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MessageSujet: Re: Le sacre cOeur   01.11.12 20:41

: merci

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MessageSujet: Re: Le sacre cOeur   01.11.12 20:28


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MessageSujet: Le sacre cOeur   10.08.07 22:48

Le sacré coeur


















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